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Thierry d’Autheville, Directeur général du Groupe PARKGEST
Thierry d’Autheville, Directeur général du Groupe PARKGEST

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Quand le parking va, tout va

Éditorialiste occasionnel, je me permets de détourner la célèbre maxime de Martin Nadaud, maçon devenu député, tant la santé de l’industrie du parking est liée à celle du canton. Mais l’économie ne fait pas tout, et Genève poursuit d’autres objectifs : ceux du bien-vivre. Dans son Plan d’Actions du Stationnement 2024–2028, la réorganisation du stationnement en ville vise en effet à réduire le nombre de places en surface, afin de libérer l’espace pour les mobilités douces, les piétons et de nouveaux espaces publics, tout en maintenant l’accessibilité pour les riverains et les professionnels.

Cette diminution est compensée par le développement de parkings souterrains, notamment les parcs relais (P+R), qui offrent des places supplémentaires et favorisent l’usage des transports publics. Le politique vise également à harmoniser le fonctionnement de ces infrastructures avec les réseaux de transport existants et à intégrer progressivement des équipements durables, comme les bornes de recharge pour véhicules électriques, garantissant ainsi une offre de stationnement moderne, efficace et respectueuse de l’environnement. Le Groupe PARKGEST souscrit à cette vision et se positionne comme un prestataire pragmatique et de proximité.

PARKGEST : au service des communes
Face aux plans globaux portés par les autorités, nous nous adressons particulièrement aux communes romandes et leur apportons des solutions sur mesure, tant dans la création de parkings que dans la gestion de l’existant. Nous gérons aujourd’hui 18 parkings, dont 6 sont situés dans quatre communes de la périphérie genevoise – Collonge-Bellerive, Vandœuvres, Meinier et Puplinge. Ce maillage local fait notre force : présents sur le terrain, nous répondons aux besoins concrets des communes et de leurs habitants avec un service humain, sur mesure et réactif. Face aux grandes structures, nous offrons flexibilité et efficacité, au bénéfice direct des usagers et des collectivités.

Les travaux : on comprend, mais quelles sont les conséquences ?
Chaque année, et plus particulièrement en été, le bal des travaux devient un véritable casse-tête pour la vie commerçante genevoise et les usagers de la route. Il en va de même pour nous, opérateurs de parkings. Cet été, par exemple, le chantier des SIG aux abords du parking du Mont-Blanc a provoqué d’importantes perturbations, bloquant nos clients et entraînant une perte de plusieurs dizaines de milliers de francs. Au-delà de l’impact financier, certaines relations avec les usagers se sont momentanément crispées. PARKGEST appelle donc à davantage de rigueur et de considération : les travaux ne sont pas seulement techniques, ils affectent directement l’expérience quotidienne des usagers.

Le futur (proche) : autopartage et connectivité
Je porte mon regard vers l’avenir. Les parkings modernes doivent intégrer des solutions d’autopartage répondant aux besoins de mobilité flexible des familles. Pour cela, une connectivité fiable, notamment la couverture 4G en sous-sol, est indispensable pour réserver, accéder et désormais démarrer les véhicules. PARKGEST entend être acteur de cette transition numérique et servicielle, renforçant ainsi l’attractivité de nos parkings. Mais anticiper l’avenir, c’est aussi reconnaître que nos activités locales s’inscrivent dans un environnement économique mondial incertain. Les nouveaux droits de douane américains de 39 % frappant la Suisse rappellent brutalement à quel point notre prospérité cantonale dépend d’équilibres extérieurs fragiles. Genève, ville ouverte, siège d’institutions internationales et moteur économique national, sera directement touchée par ces tensions. Dans ce contexte, il nous appartient plus que jamais de renforcer notre résilience, d’investir dans des infrastructures utiles au quotidien des habitants et de préserver l’attractivité de notre territoire. C’est ce souci d’anticipation et de responsabilité qui guide l’action de PARKGEST : parce qu’un canton qui stationne bien, c’est un canton libre de ses mouvements.