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Xavier Fayos, Responsable de site et Contrôleur de parkings extérieurs

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Xavier Fayos, témoin et acteur du quartier de l’Étang, de sa genèse à son fonctionnement quotidien

Responsable de site et Contrôleur des parkings extérieurs du quartier de l’Étang, Xavier Fayos exerce un métier discret, mais fondamental. Depuis plus de trente ans, il accompagne l’évolution des parkings, des clients et des technologies. Rencontre avec un professionnel pour qui organisation, protection et service à l’utilisateur sont le quotidien. 

Vous êtes contrôleur et responsable de site au quartier de l’Étang. Concrètement, en quoi consiste votre rôle ?
Mon rôle est assez large. Avec mon collègue Anthony, nous gérons cinq parkings, dont trois sur le quartier de l’Étang et deux autres à distance. Cela va du suivi quotidien des entrées et sorties à la supervision technique des installations, en passant par l’assistance aux clients, la sécurité, la propreté et la coordination avec différents intervenants. Chaque parking est différent, il faut donc posséder une large palette de savoir-faire. 

On parle souvent du parking comme d’un simple lieu de stationnement. Vous décrivez une réalité bien plus complexe.
Oui, clairement. Un parking, c’est une infrastructure à part entière, dont il convient de garantir la fluidité, la sécurité incendie, la salubrité, mais aussi une expérience sereine pour l’usager. Tout doit fonctionner sans que les gens aient à le remarquer, et c’est justement le signe que le travail est bien fait. 

Vous êtes très souvent en contact avec les usagers. Quelle est votre place dans leur quotidien ?
Dans beaucoup de cas, nous sommes leur seul interlocuteur. Quand un ticket est perdu, quand une barrière ne s’ouvre pas, quand une question se pose, ils nous appellent. À travers l’interphone, on rassure, on explique, on trouve une solution. Même à distance, la relation humaine reste essentielle. 

Votre métier a-t-il beaucoup changé en trente ans ?
Énormément. À mes débuts, c’était plus basique, mais aussi plus respectueux. Aujourd’hui, la société est plus tendue, plus impatiente. Les exigences sont plus fortes, les comportements parfois plus agressifs. Cela oblige à travailler autrement, avec davantage de prévention, de formation et de recul.

Salle de contrôle

Justement, comment gérez-vous les situations de tension ?
Nous suivons des formations régulières, notamment la gestion du stress. Ensuite, il y a l’expérience. Avec le temps, on apprend à désamorcer et rééquilibrer l’échange. Le fait d’agir majoritairement à distance aide aussi : il n’y a pas de face-à-face, de potentiels gestes menaçants, ce qui limite beaucoup les escalades. 

Le quartier de l’Étang semble occuper une place particulière dans votre parcours.
Oui, c’est une expérience extraordinaire pour moi. Quand je suis arrivé, il n’y avait que les pelleteuses. J’ai accompagné et vécu toute la mise en service des parkings : choix des équipements, tests, définition des modes de fonctionnement, collaboration avec les chefs de projet, les techniciens, les pompiers. 

Aujourd’hui, le projet est abouti ?
Je dirais qu’il est entré dans sa phase de maturité. Les choses “tournent”. Maintenant, avec Anthony, nous sommes dans l’optimisation des processus. Lui apporte un regard neuf, plus digital, moi l’expérience. On améliore ensemble ce qui a été mis en place. 

Le parking joue aussi un rôle clé en matière de sécurité du quartier.
Absolument. Nous sommes impliqués dans les plans d’intervention des pompiers, dans les protocoles OPAM (Ordonnance sur la protection contre les accidents majeurs). Depuis notre centre de contrôle, nous pouvons, si nécessaire, participer à l’évacuation ou au confinement du quartier. Le parking participe de la protection du territoire. 

Quel regard portez-vous sur l’évolution du métier ?
Je pense que les modèles plus modernes, plus connectés et davantage gérés à distance vont se développer. C’est plus sécurisant pour les collaborateurs et plus fluide pour les usagers. L’objectif reste le même : offrir un service fiable, discret et utile. 

À 56 ans, qu’est-ce qui vous motive encore dans votre parcours professionnel ?
Le sentiment d’avoir contribué à quelque chose de solide. D’avoir évolué, appris, transmis. Je suis satisfait de ce que j’ai accompli ici, avec PARKGEST. Si le parking fonctionne bien, si les visiteurs se sentent en sécurité et à l’aise, alors mon travail a tout son sens. 

À un jeune qui envisage d’embrasser ce métier, quel conseil principal lui donneriez-vous ? 
Mon conseil principal ? Cultivez la patience et l’écoute, car cette profession demande autant de cœur que de technique. Formez-vous sans relâche sur la gestion du stress et les nouvelles technologies, mais gardez toujours le recul de l’expérience : anticipez les problèmes, désamorcez les tensions avec calme, et rappelez-vous que le meilleur compliment, c’est quand les usagers ne vous remarquent pas.